Ennemis D'importance Economique

Criquet Pèlerin - Schistocerca gregaria

 

                       

 

ü  Cultures et Parties des plantes attaquées :Parties aériennes (tiges, feuilles) de tout végétal

ü  Zones de Prédilection :Ensemble du territoire national

ü  Périodes de déprédation :Possible toute l’année

ü  Stratégies de lutte :

-Dispositif de surveillance d’alerte précoce mis en place  au niveau des zones frontalières avec la RIM

-Mise en œuvre du Plan National d’urgence antiacridien (PNUA)

- le projet AELP financé par la  Banque Mondiale  (6 milliards 2005-2011) a permis de renforcer les capacités de la DPV.

 

Sauteriaux - Oedaleus senegalensis, Kraussaria angulifera  CataloÏpus cymbiferus, hieroglyphus daganensis , Zonocerus variegatus, Ornitacris carroisi, Ornitachris turbida et Acantachris ruficornis

 

 

 

ü  Cultures et Parties des plantes attaquées :Parties aériennes des plantes de Céréales, Arachide, Niébé et toutes cultures maraîchères

ü  Zones de Prédilection :Régions de Kaolack, Fatick, Diourbel, Thiès, St Louis, Louga et Matam

Secondairement régions Est et Sud

ü  Périodes de déprédation : Hivernage (Juillet- Octobre) pour les espèces à diapause embryonnaire et saison sèche pour les espèces à diapause imaginale

ü  Stratégies de lutte :

-Formation des acteurs

-Surveillance et alerte par les BSA, DRDR, SDDR et Autorités locales

- Lutte par Producteurs organisés en CLV et/ou  CLCOP

-Lutte par Brigades et véhicules équipés DPV (Unités Protection des Végétaux)

-Interventions aériennes en cas de grande invasion.

 

Oiseaux
granivores -  
Quelea quelea et Passer luteus

Cultures et Parties des plantes attaquées :Epis de Riz irrigué, de  sorgho de décrue et  de Mil d’hivernage

ü  Zones de Prédilection :Delta et vallée du fleuve Sénégal (Régions de Saint Louis et Matam) Régions de Thiès et Fatick

ü  Périodes de déprédation : Juin Juillet et Octobre- Décembre

ü  Stratégies de lutte :

- Ramener la population aviaire à un seuil tolérable par  pulvérisations

intensives sur concentrations au moment de la maturation (opérations  aériennes  indispensables)

-Mise en œuvre du plan d’action conjoint avec RIM

-Mise en œuvre du programme durable intégré de lutte contre les oiseaux granivores avec

un accent marqué sur les méthodes alternatives à la lutte chimique

 

Chenille défoliatrice du mil - Amsacta moloneyi

 

ü  Cultures et Parties des plantes attaquées :Feuilles de légumineuses (niébé, arachide) et de céréales

ü  Zones de Prédilection :Régions de Louga, Thiès, Diourbel, Départements de Saint Louis, Dagana et Ranerou

ü  Périodes de déprédation :Hivernage (Aout-Septembre). Une pause pluviométrique prolongée est un facteur favorisant

ü  Stratégies de lutte :

- Lutte par Producteurs organisés en CLV et/ou CLCOP

-Lutte par Brigades et véhicules équipés de la DPV

 

 

 

Mouches des fruits - Ceratitis cosyra et Bactrocera invadens                  

 

 

ü  Cultures et Parties des plantes attaquées :Fruits de manguiers et d’agrumes

ü  Zones de Prédilection :Régions de Dakar, Thiès, Ziguinchor et Kolda

ü  Périodes de déprédation : Mai-Octobre

ü  Stratégies de lutte :

-Mesures de sanitation

-Piégeages

-Mise en œuvre du programme national financé par l’USAID (264 millions en 2011)

-Lutte par Brigades et véhicules équipés  de la DPV

 

Mouche blanche  - Aleurdicus dispersus

 

ü  Cultures et Parties des plantes attaquées : Feuilles des arbres fruitiers (agrumes badamier)

 

ü  Zones de Prédilection :Zone des Niayes

ü  Périodes de déprédation :Toute l’année

ü  Stratégies de lutte :

-Programme de lutte biologique par lâchers de la guêpe Encarsia haïtiensis  Dozier (Hymenoptera/ Aphelinidae), ennemi naturel de la mouche blanche.

 

Nématodes - Meloidogyne spp, Pratylenchus spp, Helicotylenchus spp, Scutellonelma spp,Xyphinema spp

 

ü  Cultures et Parties des plantes attaquées : Sols et Racines de cultures maraîchères

 

ü  Zones de Prédilection :Zones des Niayes, Delta du fleuve, Bassin arachidier

ü  Périodes de déprédation :Toute l’année

ü  Stratégies de lutte :

-Prélèvements  d’échantillons  et analyses au laboratoire

Mauvaises herbes - Striga hermontica et Striga asiatica

ü  Cultures et Parties des plantes attaquées : Racines de céréales

 

ü  Zones de Prédilection :Régions centre et nord

ü  Périodes de déprédation :Hivernage

ü  Stratégies de lutte :

-Empêcher l’adventice de produire des semences

-Renforcer les capacités nationales grâce aux champs écoles

- Mettre en place d’un réseau d’information

-Etablir un partenariat entre paysans, chercheurs et vulgarisateurs.

 

 DECRET PORTANT INSTITUTION D'UN CONTROLE PHYTOSANITAIRE

 

 

Décret n°60 -121 SG – portant institution d'un contrôle

Phytosanitaire des importations et des exportations des végétaux, Parties de végétaux et produits entrant au Sénégal ou en sortant

LE PRESIDENT DU CONSEIL

 

Vu la Constitution de la Communauté du 4 octobre 1958 ;

 

Vu la Constitution de la Fédération du Mali du 27 janvier 1959 ;

 

Vu la Constitution de la République du Sénégal du 24 janvier 1959 ;

 

Vu l'ordonnance n° 59-037 du 31 mars 1959 relative à l'exercice du pouvoir réglementaire ;

 

Vu l'ordonnance n° 59-038 du 31 mars 1959 relative aux pouvoirs généraux du Président du  Conseil des Ministres et des Ministres ;

 

Vu la loi n° 52-1256 du 26 novembre 1952, relative à l'organisation de la protection des végétaux dans les territoires relevant du Ministère de la France d'Outre-mer, promulguée en Afrique occidentale française par arrêté n° 524 S.ET. du 24 janvier 1953 ;

 

Vu le décret n° 55-1219 du 13 septembre 1955, portant règlement d'administration publique fixant les conditions d'application de la loi du 26 novembre 1952 relative à l'organisation de la protection des végétaux dans les territoires relevant du Ministère de la France d'Outre-mer, promulgué en Afrique occidentale française par arrêté n° 7389 S.ET. du     22 septembre 1955 ;

 

Vu la convention internationale pour la protection des végétaux du 6 décembre 1951 ratifiée par la France le 20 août 1955 ;

 

Vu la convention phytosanitaire pour l'Afrique au Sud du Sahara du 29 juillet 1954, ratifiée par la France le 15 juin 1956 ;

Vu les rapports des troisième et quatrième réunions annuelles de la convention phytosanitaire interafricaine ;

 

Sur le rapport du Ministre de l'Économie rurale et de la Coopération.

Le Conseil des Ministres entendu en sa séance du 8 mars 1960,

 

 

 

DECRETE

 

ARTICLE PREMIER : Les végétaux, parties de végétaux, semences, terres, fumiers, composts et tous les emballages servant à leur transport, ne peuvent être introduits au Sénégal que s'ils sont accompagnés d'un certificat phytosanitaire délivré par les autorités qualifiées des pays d'origine attestant qu'ils sont indemnes de tout parasite.

 

Les agents de la Protection des Végétaux assurent le contrôle phytosanitaire des importations de ces produits et matières.

 

Les certificats phytosanitaires accompagnant les produits et matières importés sont soumis à l'approbation des agents de la Protection des Végétaux qui peuvent procéder à toutes les vérifications qu'ils jugent nécessaires.

 

Ces dispositions ne s'appliquent pas aux légumes et fruits frais destinés à la consommation, à l'exception de ceux énumérés aux tableaux annexés au présent arrêté.

 

ARTICLE 2 : Les produits et matières énumérés au tableau I annexé au présent arrêté, ainsi que ceux provenant des pays désignés au tableau II annexé au présent arrêté font l'objet d'une réglementation phytosanitaire spéciale.

 

Les produits et matières de la classe "A" énumérés au tableau I et dits "prohibés" ne peuvent être introduits au Sénégal que par le Service de la Protection des Végétaux.

 

Les produits et matières de la classe "B" énumérés au tableau I ne peuvent être introduits au Sénégal que par le Service de la Protection des Végétaux.

 

Les produits et matières de la classe "C" énumérés au tableau I et ceux provenant des pays énumérés au tableau II sont soumis à une demande préalable d'importation des végétaux, délivrée par le Service de la Protection des Végétaux.

 

Les produits et matières des classes "A", "B" et "C" énumérés au tableau I et ceux provenant des pays énumérés au tableau II ne peuvent être introduits au Sénégal que par le port maritime de Dakar ou le port aérien de Dakar-Yoff.

 

Les produits et matières de la classe "D" énumérés au tableau I et dits "sans restriction" ne peuvent être introduits au Sénégal que par les ports maritimes de Dakar, Kaolack et Ziguinchor et par le port aérien de Dakar-Yoff, conformément à l'article premier du présent arrêté et à la réglementation spécifique.

 

ARTICLE 3 : Les produits et matières énumérés au tableau I destinés à l'exportation sont soumis obligatoirement au contrôle des agents de la Protection des Végétaux, lesquels délivrent un certificat phytosanitaire attestant leur origine et leur état sanitaire.

Les exportations qui en feront la demande pourront soumettre au contrôle des agents de la Protection des Végétaux, les produits et matières énumérés au tableau III. Un certificat phytosanitaire sera alors délivré aux exportateurs si la présence d'aucun parasite vivant n'a été décelée.

 

ARTICLE 4 : Le contrôle phytosanitaire institué aux articles 1, 2 et 3 sera exercé par les agents assermentés de la Protection des Végétaux spécialement habilités dans les fonctions d'inspecteurs phytosanitaires.

Le contrôle s'effectuera, au choix de l'inspecteur phytosanitaire, pour l'importation à bord des navires ou sur les quais et entrepôts immédiatement après déchargement ou à l'aérodrome et, pour l'exportation, en entrepôt, sur wagons ou camions avant ou après déchargement.

 

L'inspecteur phytosanitaire pourra effectuer pour examen les prélèvements d'échantillons qu'il jugera nécessaires. Les modalités de prélèvement d'échantillons seront fixées par circulaire du chef de service.

 

ARTICLE 5 : L'inspecteur phytosanitaire est le seul qualifié pour décider de l'admission, du refoulement, de la mise en quarantaine, de la désinfection ou de la destruction des produits et matières désignés ci-dessus, destinés à l'importation ou à l'exportation et reconnus infectés.

 

ARTICLE 6 : La désinfection des produits contaminés s'effectuera soit à la station de désinfection dans les autoclaves sous vide partiel avec gaz insecticide, soit par tout autre procédé approprié à la destruction de tous les germes de maladies et parasites, sous quelques formes qu'ils soient, susceptibles de se propager dans les cultures ou les stocks de denrées alimentaires.

 

ARTICLES 7 : Les mesures de refoulement ou de destruction ordonnées par les agents de la Protection des Végétaux sont exécutées en présence d'un agent de ce service, par les agents de l'Administration des Douanes.

 

ARTICLE 8 : Un certificat de désinfection sera délivré aux importateur et exportateurs pour tous les produits qui auront été désinfectés et pour lesquels ils en feront la demande.

 

ARTICLE 9 : Les tableaux I, II et III seront modifiés au fur et à mesure de la découverte de nouveaux insectes ou maladies, des variations de répartition géographique des plantes, insectes et maladies et des modifications apportées aux moyens de lutte et aux règlements phytosanitaires adoptés par les divers pays.

 

ARTICLE 10 : Toutes les infractions aux dispositions du présent arrêté seront punies dans les conditions prévues à l'article 8 de la loi n° 52-1256 du 26 novembre 1952.

 

ARTICLE 11 : Le Ministre de l'Economie rurale et de la Coopération, le Directeur des Douanes seront chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté qui sera enregistré, publié et communiqué partout où besoin sera.

 

 

                       Dakar, le 10 mars 1960

 

 

Le Président du Conseil,

Mamadou DIA