Résultats

 

Résultats du Projet AELP

La vulnérabilité du pays vis-à-vis des invasions de 2004 et futures du criquet pèlerin est réduite à travers une stratégie améliorée de prévention, d’alerte précoce, de réaction rapide et de réduction des impacts sanitaires et environnementaux néfastes. En effet,

-          la gestion prévisionnelle de la crise acridienne est améliorée par le canal (i) du système d’alerte précoce et de réponse rendu fonctionnel grâce à la redynamisation des 08 bases de surveillance et d’alerte précoce et (ii) du Plan National d’Urgence Antiacridien (PNUA) qui définit clairement les rôles et responsabilités de chaque acteur clé  (Pays, CLCPRO, FAO et Donateurs) et qui a été élaboré et coordonné au niveau régional par la FAO et la CLCPRO ;

 -          le dispositif de lutte antiacridienne est opérationnel suite à (i) son renforcement en 08 unités de traitement (véhicule équipé d’appareil à grand débit) et en équipement de protection individuelle, (ii) la gestion des pesticides fortement améliorée et rendue conforme aux normes internationales y relatives et (iii) la promotion de l’utilisation des biopesticides .

 Résultats de recherches sur les Aflatoxines

Les aflatoxines sont des métabolites fongiques très toxiques et cancérigènes. Selon la FAO, 25% des cultures vivrières à travers le monde sont touchées par la contamination par les aflatoxines. Compte tenu de sa toxicité, la contamination par l’aflatoxine des produits et sous produits agricoles constitue une menace à la sécurité alimentaire et à la santé publique. A fortes doses, l'aflatoxine peut entraîner de graves maladies comme la cirrhose hépatique aiguë, voire la mort chez les humains et les animaux.

Dans notre pays, cette toxine est plus importante sur l’arachide qui constitue un aliment de base pour les sénégalais, mais aussi un produit majeur d’exportation. Malheureusement, les taux importants d’aflatoxines enregistrés sur ce produit ont constitué jusqu’ici une barrière aux exportations vers les marchés de l’Union Européenne.

Toutefois, il est bien possible de diminuer significativement et à des niveaux acceptables et acceptés pour la santé humaine et animale la contamination des produits agricoles par les aflatoxines. C’est dans ce contexte que l’Union africaine a développé une initiative dénommée « Partenariat pour la lutte contre les Aflatoxines en Afrique ». Au Sénégal, un groupe de travail est mis en place. Dans ce groupe sont représentés différents ministères (commerce, santé, agriculture, environnement, industriels), les associations consuméristes, les journalistes, entres autres, pour la collecte et le traitement des données afin d’apporter une solution durable à la problématique de l’aflatoxine.

Pour œuvrer dans ce sens, la Direction de la Protection des  Végétaux  (DPV) du Sénégal en collaboration avec l'Institut International d'Agriculture Tropicale (IITA) et l’USDA/ARS université d’Arizona, a développé un produit biologique dénommé  « Aflasafe SN01 ». Ce produit entièrement naturel est fabriqué à partir de souches  indigènes du Sénégal non toxiques du champignon Aspergillus flavus. Des tests d’efficacité du produit Aflasafe SN01 sont menés dans le bassin arachidier du Sénégal depuis 2010, précisément dans les régions de Diourbel et Kaolack (Nioro). Les résultats obtenus des essais d’efficacité du produit Aflasafe SN01 en 2010, 2011, 2012 et 2013 sont jusqu'ici très encourageants car ayant occasionné une réduction de plus de 90% du taux d'aflatoxine à partir du champ, réduction maintenue en magasins de stockage quel que soit les conditions.  Cette réduction est aussi valable sur tous les sous-produits (tourteaux, ou huile SEGAL) obtenus à partir des graines en provenance des champs traités avec Aflasafe SN0.

Maintenant que les résultats des tests sont concluants,  il est prévu la construction d’une Unité de production d’Aflasafe SNO1 dans notre pays. Un accord est signé avec la SODEFITEX pour la production et commercialisation de ce produit à un prix abordable pour tous les producteurs de maïs et d’arachide.